Preview sur : PC
Ubisoft nous a conviés dans ses locaux pour découvrir R.U.S.E. Une présentation qui permet de constater qu’effectivement ce jeu de stratégie veut changer l’approche du genre.
A l’origine du très bon Act of War, Eugen Systems planche maintenant sur Ruse. Oh, un RTS de plus sur la Seconde Guerre mondiale ? Vu de plus près, nous serions tentés de dire : "Pas seulement !" Même si évidemment nous ne nous avancerons pas avant de tester plus profondément la bête. Toujours est-il que Ruse veut vous présenter le champ de bataille autrement, en vous plaçant dans la peau d’un stratège. Point de tactique ni de microgestion, mais de la stratégie à plus grande échelle. Un duel entre vous et le stratège adverse. Un duel qu’on ne remporte pas que militairement mais aussi grâce au renseignement, à la tromperie.
L’appel des grands espaces
Qui dit stratégie et non tactique, dit batailles de plus grande envergure. Avec des cartes pouvant atteindre 400 Km de côté, vous aurez de la place pour manœuvrer. Et ainsi exploiter la portée de tir de certaines unités comme les blindés qui, cette fois, ne commenceront pas à se tirer dessus qu’une fois nez à nez. Les développeurs nous ont notamment montré la bataille de Monte Cassino, et il faut reconnaître que cela était impressionnant.
De loin, la totalité du théâtre apparaît, avec des unités modélisées sous forme de jetons. Et en zoomant, on peut se caler sur une maison, un fantassin, un arbre. Avec 15 millions d’objets par carte, les théâtres d’opération s’avèrent magnifiques ! Vagues de bombardiers, tirs des navires au large, infanterie embusquant des forces ennemies depuis un bois, batailles de chars à plusieurs kilomètres de distance, chasseurs en plein combat aérien ou mitraillant les troupes au sol : ça pète de partout avec un réalisme saisissant. Mais tout n’est pas gagné en faisant seulement parler la poudre. Chaque carte est découpée en zones. Et sur chaque zone le joueur peut utiliser une ruse qu’il a en stock. Camoufler sa base, déployer une armée de leurres, ordonner le silence radio pour faire disparaître des unités et cacher leurs déplacements, ou à l’inverse ordonner l’écoute des fréquences adverses : autant de ruses pour tromper l’adversaire, ou tenter de savoir ce qu’il prépare. Une attaque bien placée vaut toujours mieux qu’une charge massive au mauvais endroit… Songez aussi à bien tenir les routes entre votre base, vos usines et vos entrepôts. Car couper l’adversaire de son ravitaillement devrait s’avérer très efficace.
Collection militaire
Si Ruse ne proposera que d’incarner un stratège allié au fil de la campagne d’une vingtaine de missions, l’éventail d’unités terrestres et aériennes disponible se montrera conséquent. 240 en tout réparties dans six camps : France, Russie, Italie, Grande-Bretagne, Etats-Unis et Allemagne. Chaque armée dispose de types d’unités répondant à des stratégies radicalement différentes. La France se montre très défensive, à l’inverse de l’Allemagne, par exemple. Un arbre technologique permet de rechercher de nouvelles unités, le jeu couvrant toute la période 1939-1945. Mais attention, parfois certaines nations ont des unités plutôt mauvaises en fin de guerre ! Ce panel d’unités permettra des stratégies variées, comme le placement de véhicules de reconnaissance cachés près d’une position ennemie. Sachez aussi que forêts, bâtiments et obstacles naturels affecteront votre champ de vision et donc votre capacité de tir (un char en pleine ville, c’est une mauvaise idée). Du côté du multijoueur, jusqu’à huit participants pourront en découdre, répartis en deux camps ou plus.
Preview réalisée par Arnaud Papeguay.